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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 22:03

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 21:29


 

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 02:29

 

agharta.jpg

 

L'Agartha, Agarttha, Agarthi, Agardhi ou Asgharta est une cité, un royaume ou un monde souterrain légendaire apparu au XIXe siècle dans des œuvres de fiction utopistes et des courants spirituels occidentaux intégrant des éléments hindouistes et bouddhistes. Le thème s’est développé au XXe siècle siècle en se liant aux mythes des mondes disparus (Hyperborée, Atlantide, Lémurie), et à partir des années 1950 aux théories de la Terre creuse. Il a été adopté par des mouvements New Age. Agartha est en général présenté comme un monde idéal dépositaire de connaissances ou de pouvoirs susceptibles de sauver l’humanité.

Origine et développement

Le nom d’Agartha, inconnu des textes hindous et bouddhistes, apparaît tout d’abord dans deux œuvres de fiction utopique françaises, Les Fils de Dieu (1873) de Louis Jacolliot puis Mission de l’Inde en Europe (1886) d’Alexandre Saint-Yves d'Alveydre. Dans le premier ouvrage, Asgartha est l’ancienne cité solaire du grand-prêtre des brahmanes. Dans le second, Agarttha est un royaume souterrain disposant d’une grande université, centré originellement autour d’Ayodhya en Inde (ville fondée par le premier homme Manu selon la mythologie védique), puis transféré sous les monts de l’Himalaya en 1800 av. J.-C. Son roi garde un secret qui permet de fabriquer des armes puissantes grâce auxquelles le christ anéantira le mal et établira la paix. Une partie de son inspiration vient peut-être du royaume de Shambhala décrit dans les textes kalachakra, mais le Shambhala bouddhique n’est pas souterrain.

En 1922, Ferdynand Ossendowski prétend dans Bêtes, hommes et dieux avoir appris des Mongols eux-mêmes l’existence d’Agarthi, pays s’étendant sous la Mongolie, dirigé par un Roi du Monde qui apparaîtra en sauveur en temps utile. En Mongolie, en 1920-1921, le prince Choultoun Beyli lui aurait dit : « Ce royaume est Agarthi. Il s'étend à-tous les passages souterrains du monde entier. C'est un grand royaume comptant des millions de sujets sur lesquels règne le Roi du Monde. Il connaît toutes les forces de la Nature, lit dans toutes les âmes humaines et dans le grand livre de la Destinée... ». Néanmoins, dès 1925, l’explorateur Sven Hedin met en doute ses affirmations dans Ossendowski et la vérité et propose qu’il a repris le nom et le concept inventés par les auteurs français.

Une autre source concernant cette civilisation souterraine est The Smoky God (1908) de Willis Emerson. L'auteur présente le livre comme la relation d'un marin norvégien nommé Olaf Jansen concernant son voyage vers le Grand Nord et son aventure au centre de la Terre. Durant deux années, il aurait habité dans des villes souterraines avec les habitants des colonies du réseau souterrain. Selon lui, ils mesureraient plusieurs mètres de haut, seraient blonds aux yeux bleus, auraient la peau très claire et auraient l'air de grands dieux. Il compare la capitale, Shamballa, au jardin d'Eden. Jansen n'utilise pas le nom d'Agharta, mais Emerson le choisit pour un ouvrage ultérieur intitulé Agharta - Secrets of the Subterranean Cities. Il y prétend qu’il provient des croyances bouddhistes de la civilisation du centre de la Terre décrite dans l’ouvrage. Selon l’œuvre, le réseau souterrain serait composé de plusieurs colonies ou villes dont Shamballa ou Telos. Toutes possèderaient leur propre écosystème accessible par des entrées dissimulées dans certains lieux comme des montagnes, et toutes les villes seraient reliées par un système de transport rapide. Ses habitants seraient les survivants d’antiques civilisations telles que celles des Atlantes ou des Lémuriens, qui auraient apporté sous terre leurs connaissances et textes sacrés.

Dans les années 1920, le monde infra-himalayen ou infra-mongolien d’Agartha est mentionné par Nicholas et Helena Roerich et repris par des occultistes ou mystiques comme René Guénon (qui l’orthographie Agarttha) dans Le Roi du monde (1927).

Après la Deuxième Guerre mondiale, Agartha revient associé à Shambhala dans des ouvrages exposant de possibles contacts entre le IIIe Reich et les forces occultes d’Himalaya et d’Asie Centrale, comme Le Matin des Magiciens (1962) de Louis Pauwels et Jacques Bergier,Nazisme et Sociétés Secrètes (1974) de Jean-Claude Frère et, plus documenté, "Hitler, l'élu du Dragon"de Jean Robin. Agarthi, pays fondé par des Hyperboréens dans le désert de Gobi, aurait été englouti par la terre à la suite d’un cataclysme. Une partie de ses habitants se réfugia sous l’Himalaya où ils fondèrent un centre de savoir nommé aussi Agarthi, tandis qu’une autre partie voulut retourner en Hyperborée, mais s’arrêta en chemin et fonda Shambhala, double mauvais d’Agartha. La société de Thulé aurait recherché l’aide de Shambhala, mais ce fut Agartha qui se proposa. Selon Spear of Destiny (1973) de Trevor Ravenscroft, Agarthi serait au contraire voué au mal et Shambhala au bien.

À la fin des années 1950, Henrique Jose de Souza, président de la société théosophique brésilienne, proposa que les Ovnis provenaient de l’Agarthi, monde intra-terrestre dont la capitale est Shambhala.

En 19741 Omraam Mikhaël Aïvanhov, qui fonda en 1947 la branche française de la Fraternité Blanche Universelle influencée, entre autres, par l' anthroposophie, présente une description d’Agartha qui fait appel à une grande variété de mythes : Atlantide, Lémurie, Shambhala, Grande Loge Blanche2 ovnis etc. Pour lui, le royaume de Dieu sera établi par la descente de la Jérusalem céleste et la remontée simultanée d’Agartha depuis les profondeurs de la Terre3.

Thèmes associés

Le mythe d’Agartha a absorbé d’autres thèmes ou croyances liés au monde souterrain. Ainsi, le Vril, inventé par Bulwer-Lytton dans son roman The Coming Race (1871), force psychokinétique possédée par la race souterraine des Vril-ya. Le thème fut développé par Louis Jacolliot, auteur navigant entre la fiction, l’utopie politique et la description fantaisiste de la civilisation indienne, puis pris au sérieux par de nombreux lecteurs. Helena Blavatsky et les théosophes acceptèrent son existence. Raymond Bernard fut le premier à relier le monde du Vril aux théories de la Terre creuse dans son livre The Hollow Earth (1969). Agartha est parfois décrit comme dépositaire du Vril.

Dans les années 1970, le mythe du monde souterrain connut une résurgence, centré cette fois sur l'Amérique du Sud ; bien que le nom d'Agartha ne soit pas mentionné, le lien fut fait par certains et aboutit à l'hypothèse d'entrées amazoniennes (Manaus, Mato Grosso) vers l'Agartha. En 1974, Erich von Däniken publia L’Or des dieux dans lequel il prétendait avoir découvert au Vénézuela, avec l’aide d’un dénommé Juan Moricz, un système de galeries qui s’étendrait sous toute l’Amérique du Sud. En 1976 parurent les Chroniques d’Akakor4 du journaliste allemand Karl Brugger. Il y révélait l’existence d’un lieu souterrain dans lequel vivrait une mystérieuse tribu amazonienne héritière d’une civilisation extraterrestre ; ils y auraient accueilli en 1942 deux mille soldats allemands arrivés en sous-marin. Son informateur Tatunca Nara, prétendu chef de la tribu, s’avéra plus tard être un aventurier allemand, Günther Hauck5.

Description

Agartha serait un royaume souterrain relié à tous les continents de la Terre par l'intermédiaire d'un vaste réseau de galeries et de tunnels. Cette croyance se retrouve dès l'Antiquité. Selon la légende, il existe encore de vastes portions de ces galeries actuellement, le reste ayant été détruit par des glissements géologiques. Le mystère demeure quant à savoir où se trouvent les différentes entrées de ces galeries ; entrées qui peuvent d'ailleurs ne rester ouvertes que pour un temps seulement…

La capitale de ce Royaume est Shambhala. Cette croyance est très liée au monde du Bouddhisme, mais on la retrouve aussi dans le folklore du Tibet, de la Mongolie, de la Chine, du Turkestan, du Cachemire, de la Perse, de la Russie, de la France, de l'Allemagne, etc.

Il conserverait en son sein des bibliothèques d'archives des Savoirs Perdus des légendaires continents engloutis de l'Atlantide et de la Lémurie, serait le refuge des "hommes- éclairs" cités dans le Tjukurpa des aborigènes australiens et la cosmologie Mohawks, mais aussi des civilisations disparues des Mayas et des Aztèques, ainsi que leur trésors cachés avant l'arrivée des Conquistadores.

Le Royaume de l'Agharta est aussi à la base de la théorie des partisans de la Terre creuse, affirmant que l'intérieur de la Terre n'est pas uniquement composé de matière solide, mais aussi d'océans, de masses de terre auxquels on peut accéder par des entrées présentes au pôle Nord comme au pôle Sud, où à travers de profondes failles de la surface de la planète.

Cela a un certain rapport avec l'alchimie, notamment à cause d’une forme d'énergie appelée VRIL (ce sont les peuples de ce Royaume souterrain qui sauraient utiliser cette "énergie").

Symbolique

Il y a une part de rêve, de contes, de mythes. Les entrées de galeries cachées qui ne restent "ouvertes" qu'un temps se retrouvent dans les contes de fées avec des entrées de grottes aux trésors ne s'ouvrant qu'à certaines époques ou en certaines circonstances (la caverne d'Ali Baba par exemple, avec son « Sésame, ouvre-toi ! »).

La symbolique des grottes, cavernes, antres et souterrains : dans l'antre peuvent habiter des dieux et des monstres, dans la caverne se trouve plutôt une réserve d'énergie terrestre, parfois symbolisée par le trésor (ex.:le trésor d'Ali Baba mentionné plus haut). La caverne est la concentration de forces magiques, comme par exemple les "étoiles d'en bas". La caverne est une matrice, comme la mine est le creuset de l'Alchimiste; elle peut abriter les nains, gnomes et autres gardiens des trésors cachés. Entrer dans la caverne, c'est faire retour à l'Origine, et de là, monter au ciel, sortir du Cosmos, c'est pourquoi Lao Zi y serait né. Le Jésus traditionnel, celui des crèches populaires (fort différent du Jésus des Évangiles), serait né dans une grotte, à l'instar par exemple du dieu pré-iranien Mithra ; sa naissance dans une grotte est rapportée dans le Protévangile de Jacques. Enfin, pour terminer, mais comme un gouffre sans fond il n'y a pas de fin, le gouffre symbolise l'exploration du moi intérieur; et plus particulièrement du moi primitif. (Voir par exemple le Dictionnaire des symboles, de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant)

Entrées

On situe quelques entrées supposées du Royaume d'Agharta dans les endroits suivants :

  • Cueva de los Tayos, Équateur

  • Désert de Gobi, Mongolie

  • Grotte de la sibylle de Colchide, mont Atlas, Géorgie

  • Grotte de la sibylle de Cumes près de Naples, Italie

  • Chutes d'Iguaçu, Argentine

  • Mammoth Cave, Kentucky, États-Unis

  • Manaus, Brésil

  • Mato Grosso, Brésil

  • Mont Epomeo, Italie

  • Pôle Nord

  • Pôle Sud

  • Pyramide de Khéops, Égypte

  • Uluru (Ayers Rock) Australie

  • Bugarach (Aude) France

  • Sous la patte droite (escalier) du sphinx de Gizeh



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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 00:39

L'Affaire Markovic est une affaire politique greffée sur un fait divers. Le 1er octobre 1968, dans le village d’Élancourt (Yvelines), le corps décomposé de Stevan Markovic, ancien garde du corps d’Alain Delon, est retrouvé dans une décharge. La correspondance privée de Markovic semble impliquer Alain et Nathalie Delon et un truand corse, membre du service d'action civique SAC, François Marcantoni.

 

 

L’instruction se dirige vers Alain Delon et François Marcantoni. Puis un événement fait tout basculer : une lettre anonyme publiée dans Le Figaro implique des hauts fonctionnaires et d’anciens membres du gouvernement dans des soirées douteuses organisées par Marcantoni.

On apprend qu’un Yougoslave nommé Akov a des révélations à faire.

 

On est désormais loin du simple fait divers, et l’affaire devient politique. Le « tout-Paris » ne parle plus que de l’Affaire Markovic et les rumeurs s’amplifient, on parle même de photos d’un genre particulier sur lesquelles, selon une rumeur, apparaîtrait Claude Pompidou, l’épouse de Georges Pompidou alors ancien premier ministre.

Georges Pompidou fut persuadé de l'implication de Louis Vallon, un de ses ennemis les plus tenaces, et de René Capitant, un de ses ennemis les plus anciens, connu au cabinet du général de Gaulle en 1944-1945, en plus de quelques comparses. Ceux-ci se servirent du SDECE (l'ancêtre de la DGSE) dans le cadre d'un complot le visant, en particulier son fameux service 6. Le but était évident : briser les ambitions présidentielles de Georges Pompidou.

 

 

La presse de l'époque ne s'y trompa pas. Pierre Viansson-Ponté écrivit dans Le Monde à ce moment : « L'ennemi est là, tout près, tapi dans l'ombre... » Il laissait entendre par là que les comploteurs bénéficiaient du soutien implicite de cercles proches du pouvoir. Cette affaire provoqua une rupture entre de Gaulle et Pompidou. Celui-ci se considéra alors délié de toute obédience vis-à-vis de son mentor. Le soutien de l'opinion, qui voyait en Pompidou un successeur du Général, l'absence de faits probants, ainsi que le référendum du 27 avril 1969, firent avorter la conjuration.

Devenu président de la République, Georges Pompidou nommera Alexandre de Marenches à la tête du SDECE afin de le réformer profondément. Assisté de Michel Roussin, son directeur de cabinet, Alexandre de Marenches en expulsera les « barbouzes » et quelques éléments turbulents, comme Jean-Charles Marchiani.

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 12:42

Le prix Nobel est une récompense de portée internationale. Remis pour la première fois en 1901, les prix sont décernés chaque année à des personnes ayant apporté le plus grand bénéfice à l'humanité, par leurs inventions, découvertes et améliorations dans différents domaines de la connaissance, par l'œuvre littéraire la plus impressionnante, ou par leur travail en faveur de la paix, par exemple. Les prix sont basés sur les derniers vœux d'Alfred Nobel, inventeur de la dynamite.

Au XXIe siècle, les prix sont décernés au courant du mois d'octobre de chaque année. La cérémonie de remise des prix a lieu le 10 décembre, jour anniversaire de la mort d'Alfred Nobel.

 

 

À sa mort, le Suédois Alfred Nobel laisse un héritage de 32 millions de couronnes. Son testament, rédigé en 1895, ne prévoit aucun legs à ses héritiers directs, mais Alfred Nobel demande que soit créée une institution qui se chargera de récompenser chaque année des personnes qui ont rendu de grands services à l'humanité, permettant une amélioration ou un progrès considérable dans le domaine des savoirs et de la culture dans cinq disciplines différentes : paix ou diplomatie, littérature, chimie, physiologie ou médecine et physique.

Le testament précise en outre que la nationalité des savants primés ne doit jouer aucun rôle dans l'attribution du prix. La Fondation Nobel voit le jour en juin 1900. C'est elle qui gère l'exécution des dernières volontés du testateur, contrôle le respect des règles dans la désignation des lauréats et vérifie le bon déroulement de leur élection. Elle est également en charge, par la voie d'un comité propre à chaque branche et selon les propositions de personnalités éminentes dans les cinq domaines, d'établir des listes préalables de nominations communiquées aux différentes instances qui attribuent le prix.

La récompense et son organisation sont financées par les revenus provenant du legs d'Alfred Nobel, décédé sans enfants, ce patrimoine étant placé en actions « de père de famille ».

La première cérémonie pour attribuer le prix Nobel eut lieu dans l'ancienne académie royale de musique de Stockholm, le 10 décembre 1901. À partir de 1902, les prix furent remis des mains du roi de Suède le 10 décembre de chaque année hormis le prix Nobel de la Paix qui est remis par le roi de Norvège car, jusqu'en 1905, la Suède et la Norvège relevaient de la même Couronne ; c'est à compter de la séparation de ces deux nations en 1905 que cette répartition des prix Nobel entre les deux pays fut arrêtée.

Les lauréats de chaque prix Nobel se partagent un montant de 10 millions de couronnes suédoises (soit plus d'un million d'euros), dont ils disposent librement, mais qui leur permet surtout de continuer leurs recherches ou travaux sans subir de pressions financières.

Le prix ne peut pas être remis de manière posthume : il est obligatoirement attribué à des personnalités de leur vivant.

 

Les prix Nobel sont attribués depuis 1901 dans les domaines suivants :

  • Prix Nobel de Physique
  • Prix Nobel de Chimie
  • Prix Nobel de Physiologie ou Médecine
  • Prix Nobel de Littérature
  • Prix Nobel de la Paix

 

En 1968, avec l'accord de la fondation Nobel, la Banque de Suède (Sveriges Riksbank) a institué un prix en Économie, le Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel, communément appelé « prix Nobel d'économie » bien que n'étant pas formellement un prix Nobel, décerné par l'Académie royale des sciences de Suède.

Depuis 1968, il a été décidé de ne plus ajouter de nouvelle catégorie de prix.

 

Les mathématiques ne sont pas récompensées par un prix Nobel. Alfred Nobel n'a jamais expliqué ses motivations concernant l'absence des mathématiques.

La légende prétend qu'Alfred Nobel aurait refusé d'honorer les mathématiques pour éviter que le prix revienne un jour à Gösta Mittag-Leffler, un mathématicien suédois qui lui aurait volé le cœur de sa femme, Sophie Hess. En 1985, Lars Garding et Lars Hörmander ont montré que cette histoire est dénuée de fondement. Tout d'abord, Nobel n'a jamais été marié, Sophie Hess était sa maîtresse, une jeune Viennoise de 20 ans rencontrée quand il avait 42 ans. Enfin, il est peu probable que Nobel et Mittag-Leffler se soient réellement connus, Nobel ayant quitté la Suède en 1865 alors que Mittag-Leffler était encore étudiant.

Cette discipline est récompensée depuis 1936 par la Médaille Fields, qui se distingue toutefois du Nobel par un âge maximum de 40 ans et une attribution seulement tous les quatre ans, et depuis 2003 par le prix Abel.

 

 

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 15:40
source: http://www.bakchich.info/



Au sein de la ville phare de l'économie capitaliste se cache un peuple de l'ombre.
À New York on les appelle «les hommes taupes». C'est l'objet du documentaire de Chantal Lasbats



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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 02:17


Emission M6 capital 2001










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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 18:31
L'affaire Seznec défraie la chronique judiciaire française depuis 1923.


L'affaire

Joseph Marie Guillaume Seznec, né en 1878, à Plomodiern, dans le Finistère, maître de scierie à Morlaix, a été reconnu coupable de faux en écriture privée et du meurtre du marchand de bois Pierre Quéméneur, conseiller général du Finistère, ce dernier ayant étrangement disparu dans la nuit du 25 mai au 26 mai 1923, durant un voyage d'affaires effectué de Bretagne à Paris avec Seznec, voyage lié (selon Seznec) à la vente à l'Union soviétique des stocks de voitures rétrocédés à la France par l'armée américaine après le premier conflit mondial.

Cependant, même si plusieurs hypothèses plausibles peuvent être avancées quant à cette disparition, et bien que le corps n'ait jamais été retrouvé, seule celle du meurtre fut retenue. Étant la dernière personne à avoir vu Quéméneur vivant, Seznec devint le principal suspect : il fut arrêté, inculpé et incarcéré.

Son procès, au cours duquel près de 120 témoins furent entendus, dura huit jours et prit fin le 4 novembre 1924. Seznec fut alors reconnu coupable, mais la préméditation étant écartée, fut condamné aux travaux forcés à perpétuité (l'avocat général avait demandé la peine de mort). Il fut ensuite conduit au camp de la Transportation de Saint-Laurent-du-Maroni en 1927, puis transféré au bagne des Îles du Salut en Guyane Française en 1928.

 

Bénéficiant d'une remise de peine en mai 1947, il rentra en métropole l'année suivante. En 1953, à Paris, il fut renversé par une camionnette qui prit la fuite.

Retrouvé, son chauffeur prétendit qu'il n'avait rien vu. Seznec mourut le 13 février 1954 des suites de ses blessures.

 

 

 



 

Chronologie et résultats de l'instruction

 

La chronologie des événements

Le 25 mai 1923, après avoir passé la nuit à l'Hôtel de Paris à Rennes, Guillaume Seznec, et Pierre Quéméneur, prennent la route de Paris à bord d'une voiture de marque Cadillac.

Selon Seznec, Quéméneur doit rencontrer le lendemain à huit heures un certain Chardy ou Sherdly. Quéméneur avait indiqué à sa famille qu'il serait de retour le 28 mai. Au bout de quelques jours, la famille Quéméneur s'inquiète et va trouver Seznec pour lui demander des nouvelles. Il leur répond que, à la suite d'une panne de voiture, il a laissé Quéméneur à la gare de Dreux, où celui-ci a pris le train pour Paris. Il suggère qu'il est peut-être allé en Amérique.

 

Le 13 juin, un télégramme signé Quéméneur est envoyé du Havre, principal port de départ vers l'Amérique avec le texte suivant : « Ne rentrerai Landerneau que dans quelques jours tout va pour le mieux - Quéméneur ».

Le 20 juin, un employé de la gare du Havre découvre une valise avec des papiers au nom de Quéméneur et en informe sa famille.

Le 22 juin, une instruction pour disparition suspecte est ouverte à Brest. Dans le cadre de cette instruction, la valise est saisie. Elle contient notamment une promesse de vente dactylographiée (ce qui à l'époque est rare) portant sur un manoir situé à Plourivo, appartenant à Quéméneur, au bénéfice de Seznec et pour une somme de 35 000 francs de l'époque, soit 35 000 euros, sans rapport avec le prix d'un tel bien.

Le 26 juin, Seznec est entendu par les gendarmes. Il explique que cette promesse de vente a été rédigée par Quéméneur et lui a été consentie contre la remise de 4 040 dollars-or qu'il venait de changer à Brest, les 35 000 francs ne représentant que le solde du prix de vente.

Cette remise a eu lieu sans témoin. Selon Seznec, Quéméneur aurait eu besoin de liquidités pour traiter l'affaire des Cadillac qui l'appelait à Paris; Seznec n'en sait pas plus, car, dit-il, dans l'affaire, son rôle s'est limité à recevoir pour Quéméneur des courriers adressés sur des enveloppes à en-tête de la chambre de commerce américaine de Paris.

Il raconte le détail du voyage vers Paris, et comment, la voiture étant en panne, il a du laissé Quéméneur à Dreux et est rentré à Morlaix.

 


 

Le résultat de l'instruction

Huit témoins ont vu Seznec et Quéméneur ensemble à Houdan, à 60 km de Paris, alors qu'ils se renseignaient sur l'heure du dernier train pour Paris ; celui-ci étant parti, ils ont repris la route ensemble. Quéméneur n'a donc pas quitté Seznec à Dreux.

Un témoin a vu Seznec seul au volant de sa voiture, au petit matin du jour suivant, à La Queue-lez-Yvelines, à 15 km d'Houdan sur la route de Paris. Ce témoin l'a aidé avec sa voiture en panne. Seznec a reconnu ce fait.

L'épouse de Seznec confirme que son mari a quitté son domicile le 12 juin en voiture. Il laisse sa voiture dans une ferme à Plouaret, arrêt sur la ligne ferroviaire Paris-Brest.

 

Selon plusieurs témoins, Seznec était au Havre le 13 juin, jour de l'envoi du télégramme signé Quéméneur depuis cette ville. Il y a acheté la machine à écrire qui a servi à taper la promesse de vente. Cinq témoins ont confirmé ces faits. Il utilisait un nom d'emprunt lors de ce séjour. La boutique était proche du bureau de poste d'où le télégramme a été expédié.

 

Seznec a été vu le même jour à la gare de Paris-Montparnasse à Paris, à 21 heures, où il prenait le train pour Plouaret : deux témoins l'ont aidé à déposer un colis pesant, qui pourrait être la machine à écrire.

Le 14 juin au petit matin, il a récupéré sa voiture à Plouaret, soit dans l'heure qui a suivi l'arrivée du train où il a été vu la veille.

Le 20 juin, deux témoins l'ont vu à la gare du Havre, porteur de la valise retrouvée plus tard avec les papiers de Quéméneur.

La police découvre le 6 juillet la machine à écrire ayant servi à rédiger les promesses de vente au cours d'une perquisition dans la scierie de Seznec.

Des experts examinent la machine. Ils concluent qu'elle a bien servi à rédiger les promesses de vente et que les mentions manuscrites prétendues écrites par Quéméneur sont en fait de la main de Seznec.

Dans la valise récupérée au Havre, il y avait également un carnet de dépenses, mentionnant notamment des billets de train Dreux-Paris et Paris-Le Havre, mais avec des prix erronés. Par ailleurs, l'enquête va montrer que ce n'est pas à Dreux que Quéméneur est censé avoir pris le train, mais à Houdan, ce que Seznec sera obligé de reconnaître.

 


 

Une erreur judiciaire ?

Durant tout son procès et pendant les années qui lui restent à vivre, Seznec ne cessa de clamer son innocence. Ses descendants, et notamment son petit-fils Denis Le Her-Seznec, ont régulièrement sollicité la justice pour rouvrir le dossier, afin de le blanchir des accusations portées contre lui et obtenir sa réhabilitation. Quatorze demandes ont été examinées par la justice et ont été rejetées.

La commission de révision des condamnations pénales a accepté, le 11 avril 2005, de rouvrir le dossier de la condamnation pour meurtre de Guillaume Seznec. Cette décision pouvait ouvrir la voie à une éventuelle annulation de la condamnation prononcée en 1924 à son encontre. La Chambre criminelle de la Cour de cassation, statuant comme cour de révision, a examiné ce dossier le 5 octobre 2006.

 

Lors de cette audience, le bénéfice du doute au profit de Guillaume Seznec a été demandé en évoquant plus particulièrement la possibilité d'une machination policière de l'inspecteur stagiaire Pierre Bonny (futur adjoint vingt ans plus tard de Henri Lafont, le chef de la Gestapo française) dont le supérieur hiérarchique, le commissaire Vidal, fut chargé de l'enquête.

De son côté le conseiller rapporteur Jean-Louis Castagnède a soutenu l'opinion inverse, arguant d'une part que cette manipulation lui semblait improbable du fait du faible nombre d'actes établis par Bonny (5 sur 500) et, d'autre part, que les expertises sollicitées par la cour de cassation avaient établi que Guillaume Seznec était bien l'auteur de la fausse promesse de vente de la propriété de Quéméneur sise à Plourivo.

 

Le 14 décembre 2006, l'annulation de la condamnation de Seznec a été rejetée par la Cour de révision qui a estimé qu'il n'y avait aucun élément nouveau susceptible de faire naître le doute sur la culpabilité de Guillaume Seznec, constatant que l'existence d'une machination policière telle qu'alléguée est matériellement impossible et que la participation de l'inspecteur Bonny à une machination policière n'a pas été prouvée. Cette affaire semble close, une nouvelle demande de révision étant improbable. La famille Seznec avait dans un premier temps manifesté l'intention de saisir la Cour européenne des droits de l'homme, mais sur les conseils de ses avocats, elle y a renoncé.

 

 

 

De nombreux ouvrages ont été publiés depuis des dizaines d'années sur cette affaire et Yves Boisset en tira un film L'Affaire Seznec en 1992, avec Christophe Malavoy dans le rôle principal.





Roger Faligot enquète sur la mort mystérieuse de Jean Marie PRIOL à Quimper le 15 décembre 1935. (extrait du Ouest France N°91, 29 août 1999).

la nuit tombe. Au café de la veuve Ansquer, à la forêt en Kerfeunten, Priol "tape le carton". Une belote avec Angu, le représentant de commerce, le Du, l'employé à la Teinturerie parisienne et l'ami Selpin, autre employé de la préfecture ! Sapristi ! On n'aurait pas cru Priol si mauvais joueur. Un homme d'habitude si jovial ! Il perd la partie, paie sa tournée sans boire et sort fâché sans attendre le couple le Du qui devait le raccompagner. Cet homme-là broie du noir. II est 21 h 40. Ce fonctionnaire emprunte le chemin de l'Hippodrome pour retourner chez lui, rue de Brest. Dans la pénombre, il longe la rivière, l'Odet bouillonnante.
Ici, les témoignages divergent. Vers 22 h 15, certains entendent deux détonations. D'autres, des appels au secours. A hauteur du Café des sports, des voisins, Beaumont et Le Cam, sortent de chez eux, et voient une masse noire glisser dans l'eau à vive allure jusqu'au Moulin Méret, dont les vannes sont ouvertes en cette époque de crues.
le lundi, vers 10 h 30, un cantonnier retrouve le cadavre du malheureux à l'autre bout de la ville. le mercredi 17 décembre, l'Ouest-Éclair (ancêtre de Ouest France) publie un article intitulé "Trompé par l'obscurité, un chef de bu-reau de la préfecture tombe dans l'Odet et se noie". Mais cet homme costaud et sportif de 47 ans, qui n'avait pas guère bu, est-il vraiment mort d'un accident ?
Une rumeur sourde est parvenue jusqu'à nous aujourd'hui et m'a décidé à enquêter : Jean Priol serait mort parce qu'il en savait trop sur Seznec, condamné au bagne onze ans plus tôt. ..
Qui est ce fonctionnaire apprécié de tous ? Jean-Marie Priol a vu le jour à Saint-Malo, le 5 avrIl 1888. Il entre à la préfecture de Quimper le 5 mars 1914 comme expéditionnaire. Cinq mois plus tard, il est mobilisé pour la Grande Guerre ! Son courage au front vaut au sergent Priol la Croix de guerre. Malade, il est démobilisé en mars 1919 et réformé. Pendant la guerre, sa femme, Marie, lui a donné deux fils André et Michel, nés en 1915 et en 1917. Revenu à la Préfecture de Quimper, au début des années vingt, il devient chef de bureau au service des cartes grises. Un poste de choix à une époque où le parc automobile est en pleine expansion dans la Bretagne des " années folles ". D'autant que le corps expéditionnaire américain à Brest et ailleurs a laissé des surplus militaires, dont des automobiles, Torpedos Cadillac, Packhard ou Lincoln. Elles sont vendues à des particuliers ou aux Domaines.
C'est alors que deux hommes, le maître de scierie de Morlaix, Guillaume Seznec et le conseiller général de Sizun, Pierre Quemeneur s'associent et se mettent en chasse de telles voitures. Ils veulent répondre aux besoins d'un agent commercial, installé à Paris, un nommé Gherdy alias "Charly", qui se dit représentant de la chambre de commerce américaine à Paris. les deux compères estiment qu'ils peuvent acheter une Cadillac pour 10000 francs et la revendre le double à Gherdy.
A leur insu, ces voitures seront envoyées en URSS, alors la cible d'un embargo, au profit de la nomenklatura. Felix Dzerjinsky. Le chef des services secrets russes, a mis au point une filière pour les acheminer, via le Havre, vers la Baltique. le trafic n'est pas illicite en France, c'est l'exportation qu'il l'est. Les voitures doivent être munies de papiers en règles. Or, qui s'occupe des cartes grises dans le Finistère ? Jean Priol qui connaît depuis quelque temps Quemeneur et Seznec.
C'est ainsi qu'en mai 1923, les deux associés ont décidé de livrer une Cadillac à Paris. Seznec obtient un" passavant", une carte grise provisoire, sous l'immatriculation provisoire 3579 L.4. les deux amis partent le 25 mai 1923 à bord de l'auto qu'ils vont vendre à Paris. La suite est connue: la voiture tombe en panne. Quemeneur prend le train pour Paris et disparaît. Seznec ramène la voiture en Bretagne, et sera accusé d'avoir tué Quemeneur, à jamais disparu.
Pour prouver sa bonne foi, Seznec insiste : Gherdy alias "Charly" était l'intermédiaire. Toutefois lors du procès, l'acte d'accusation est formel: aucune trace du prétendu Charly qui apparaît comme une pure création de Seznec. Nous savons aujourd'hui que Gherdy existait bien et même, grâce au témoignage de la résistante Colette Noll (que nous avons publié en novembre 1998 dans dimanche Ouest-France) -, qu'il sera plus tard un auxiliaire de la Gestapo, tout comme l'inspecteur de la sûreté, Pierre Bonny, chargé de l'enquête dans l'affaire Seznec.
A Quimper, où se déroule le procès d'assises, Guillaume Seznec est condamné aux travaux forcés le 4 novembre 1924, et restera au bagne jusqu'en 1947 lorsque de Gaulle le graciera.
Seznec: coupable ou innocent ? Quelle que soit la réponse, il ne fait plus de toute que des forces occultes s'acharnaient à circonscrire l'affaire Seznec afin qu'elle ne débouche pas sur un scandale majeur. Ainsi, l'inspecteur Bonny, de la Sûreté, a bien interrogé Gherdy dès 1923, mais les procès-verbaux n'ont pas été joints à l'instruction. Il faut attendre 1978 pour que l'avocat Denis Langlois retrouve des bordereaux prouvant leur existence
Seznec se morfond au bagne et songe même à s'évader. Ceux qui croient en son innocence se démènent pour obtenir la révision du procès. L'année 1934 constitue un tournant. Première raison: l'inspecteur Bonny se trouve impliqué dans l'affaire de l'escroc Alexandre Stavisky qui ébranle la III" République. Suite à ce scandale, Bonny est évincé d'une police qui réprouve ses méthodes. Deuxième raison. le 18 février 1934, six des onze jurés, remettent en cause leur propre jugement de 1924, estimant qu'ils ont été abusés. Ils le font savoir à Brest au cours d'une réunion organisée par la ligue des droits de l'homme du Finistère.
Aussi cherche-t-on de nouveaux témoignages. Or Jean Priol est très préoccupé par l' "affaire" .Il est alors chef de bureau de 1" classe à la 2' Division chargée de la comptabilité communale, de la chasse, " agriculture et station touristique". Une des rares photos que j'ai pu voir, prise en 1934, dans son jardin entouré de ses fils, de son épouse Marie, et de sa belle-mère, Madame Roudot, dénote un sourire emprunt d'une tristesse indicible. Est-il inquiet parce que, quelques mois plus tôt, deux personnes qui en savaient long sur Seznec ont péri de mort violente dans la région de Morlaix?...
En avril 1935, un Jean Priol meurt d'un accident, selon le registre des procès-verbaux du parquet de Quimper que j'ai compulsé. Un décès dû à" une hémorragie cérébrale, de mort naturelle" note un gendarme. Mais ce n'est pas " notre" Jean Priol. Un homonyme, tout au plus, mais voilà qui a dû faire sursauter notre homme autant que nous. ..
La mort de notre Jean Priol est d'autant plus étrange, avec le recul du temps. qu'il n’a jamais été cité dans les nombreux ouvrages relatant l' affaire Seznec Pourtant selon le journaliste Pierre Denéve, peu avant sa mort, Priol a reçu la visite d'un personnage lié à l'affaire Seznec. les deux hommes se sont entretenus dans un grand hôtel de Quimper.  Qui était-il ? Que s'est-il passé ? Quinze jours plus tard, Priol était mort...
A l'hôpital de Quimper, le docteur Xavier Renault, médecin-légiste. pratique une autopsie en présence du parquet, et note que le corps est couvert d'ecchymoses. Jean Priol porte une grave blessure à la tête. Pourtant les enquêteurs concluent à un accident. le 18 décembre 1935, le défunt est inhumé au cimetière de Salnt-Marc. L'un des membres de la famille se souvient aujourd'hui" Marie Priol a été très secouée. Elle a regagné Nantes où elle avait de la famille. Ses meubles et tous ses biens furent vendus, et elle n'avait plus rien en arrivant à Nantes. C'est seulement quand elle est morte en 1984, que nous avons retrouvé trace d'éléments concernant cette mort étrange un demi-siècle plus tôt "
Marie Priol n'était jamais revenue à Quimper sur la tombe de son mari et refusait de parler de l  'accident". Avait-elle peur ? Savait-elle que son mari, témoin privilégié des transactions, pouvait témoigner, dès 1924, de l'existence du trafic des Cadillac, ce qui aurait pu changer le procès Seznec ? Avait-il décidé, en 1935, comme on me l'a dit, de témoigner en prouvant que dès le début, l'affaire Seznec était couverte par le secret d'état ?

 

  Roger FALIGOT.

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 15:05
L'Affaire Stavisky est une crise politique française survenue en janvier 1934, succédant au décès dans des circonstances mystérieuses d'Alexandre Stavisky, dit « le beau Sacha ».
Ce scandale devait symboliser la crise d'un régime instable soupçonné de corruption et contribuer à la chute du gouvernement Camille Chautemps et au déclenchement des émeutes antiparlementaires du 6 février 1934.



Le 23 décembre 1933, sur ordre du sous-préfet Antelme, le directeur du Crédit municipal de Bayonne (établissements publics communaux qui disposent du monopole du prêt sur gage et qui peuvent assurer d'autres activités bancaires), Gustave Tissier fut arrêté pour fraude et mise en circulation de faux-billets pour un montant de 235 millions de francs.

On découvrit rapidement que Tissier n'était que l'exécutant du fondateur du Crédit communal, Serge Alexandre Stavisky, qui avait organisé cette fraude sous la surveillance plutôt laxiste du député-maire de Bayonne, Dominique-Joseph Garat, qui sera condamné à deux ans.

Alexandre Stavisky avait été poursuivi pour fraude à plusieurs reprises au cours des années précédentes. A la suite de cette arrestation, et en raison des liens étroits existant entre ces escrocs et des personnalités, le sous-préfet Antelme sera démis de ses fonctions.

L'enquête, menée tambour battant, permit de découvrir les nombreuses relations entretenues par l'escroc dans les milieux de la police, de la presse et de la justice :
le député Bonnaure
le sénateur Renoult
le ministre des Colonies et ancien ministre de la Justice Albert Dalimier
les directeurs de journaux Dubarry et Aymard avaient profité de ses largesses en échange de leur appui
le procureur général Pressard, beau-frère du président du Conseil Camille Chautemps, avait fait en sorte que Stavisky vît son procès indéfiniment reporté.

Beaucoup de personnalités avaient été du dernier bien avec « le beau Sacha » et comptaient sur son silence, de sorte que lorsque la police retrouva Stavisky agonisant dans un chalet de Chamonix, le 7 janvier 1934, on se demanda à qui le suicide ou le crime (car les circonstances de la mort étaient mystérieuses) profitaient le plus.
Le Canard enchaîné de l'époque titra « Stavisky se suicide d'un coup de revolver qui lui a été tiré à bout portant. » ou encore « Stavisky s'est suicidé d'une balle tirée à 3 mètres. Voilà ce que c'est que d'avoir le bras long. »

En résumé Stavisky avait été couvert par des politiques et cette affaire a déclenché une grande polémique et divisé la France en deux clans : ceux qui le croyaient coupable et ceux qui le croyaient non-coupable.

L'affaire fit éclater un scandale politique puisqu'il se révéla que Stavisky était déjà poursuivi par la justice, poursuites étouffées sur intervention de ministres ou de parlementaires corrompus (chute du gouvernement de Camille Chautemps).
Les adversaires du gouvernement affirmèrent que cette mort profitait le plus à la gauche, aux radicaux dont Chautemps.
André Tardieu publia une liste fantaisiste de parlementaires ayant « touché », qui rappelait les « chéquards » de l'affaire de Panama.
Léon Daudet dénonça en Chautemps le chef d'une bande de voleurs et d'assassins. Les adversaires du régime voyaient dans cette affaire une nouvelle preuve de son abaissement. Un accès d'antiparlementarisme saisit le pays, encore plus violent que celui occasionné par l'affaire Hanau, ou encore l'affaire Oustric. Il aboutit à l'émeute du 6 février 1934.

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 19:30

Le Palace est une salle de spectacle parisienne située 8, rue du Faubourg-Montmartre dans le 9earrondissement et qui fut de 1978 à 1983 un club parisien très en vogue dans la culture underground.

La salle est inaugurée en 1921 sous le nom d'Eden comme « société anonyme de music-hall et de cinéma » par l'entrepreneur de spectacles Léon Volterra. Rebaptisée théâtre du Boulevard en 1923, elle prend le nom de Palace sous la direction d'Oscar Dufrenne (retrouvé mort dans son bureau) et Henri Varna.

 

 

La salle est transformée en cinéma en 1946 puis, de 1975 à 1978, redevient un théâtre dirigé par Pierre Laville.

 

 

Le bâtiment du faubourg Montmartre est presque à l'abandon, mais le ministre de la Culture de Valéry Giscard d'Estaing, Michel Guy, choisit l'endroit pour y installer le tout nouveau Festival d'automne à Paris.

 

 

Le lieu est racheté par Fabrice Emaer, un des personnages de la « nuit parisienne », propriétaire d'un restaurant-discothèque de la rue Sainte-Anne, le Sept . Celui-ci y effectue d'importants travaux, recomposant le décor initial des années 1930, moyennant des dépenses colossales qui grèveront durablement l'avenir du club.

 

Le 1 mars 1978, Fabrice Emaer ouvre cet espace avec un show de Grace Jones, mannequin vedette de Jean-Paul Goude et chanteuse internationale. Les serveurs, vêtus de flamboyants costumes rouge et or, sont habillés par le couturier Thierry Mugler.

Très vite, le Palace devient l'endroit à la mode. Les soirées à thèmes s'y succèdent: le bal. Les couturiers Kenzo, Karl Lagerfeld, Claude Montana, Jean-Charles de Castelbajac y organisent des défilés et des fêtes. Des groupes d'artistes de l'époque tels Les Musulmans fumants y ont exposé, Prince y donne son premier concert. En 1980, Fabrice Emaer ouvre sous Le Palace un restaurant/discothèque privé, Le Privilège, réservé à la jet set et aux princes(ses) de la nuit. La décoration du lieu est confiée à Gérard Garouste, la création du mobilier à Élisabeth Garouste.

 

 

Le Palace est à la fin des années 1970 un lieu mythique, très lié à la musique pop et à l'émergence de la culture gay. Parmi ses habitués figurent Alain Pacadis, du journal Libération (qui, dans ses chroniques, évoque souvent le Palace) ; le couturier Karl Lagerfeld ; le sémiologue Roland Barthes, professeur au Collège de France ; le chanteur Mick Jagger ; l'artiste américain Andy Warhol ; les journalistes Frédéric Mitterrand et Yves Mourousi ; la décoratrice Andrée Putman ; le cinéaste et dessinateur Jean-Paul Goude ; le couturier Yves Saint-Laurent et son compagnon, l'homme d'affaires Pierre Bergé ; l'actrice Alice Sapritch ; l'imitateur Thierry Le Luron ; le publicitaire et homme de télévision Thierry Ardisson ; les artistes et photographes Pierre et Gilles, Christophe Mourthé, le galeriste Cyril Putman...


 

En 1992, Régine elle-même, ancienne « rivale » de la nuit de Fabrice Emaer essaie de reprendre le lieu, suivie en 1994 par le couple David et Cathy Guetta qui tente de le relancer par le Privilège, relooké et rebaptisé Kitkat. Les décorations de Garouste disparaissent.

 

 

 


 

La renaissance avec les frères Vardar

Le lieu ferme définitivement en 1996. Dans les années qui suivent, le Palace, désaffecté, est occupé par un squat. En novembre 2006, les frères Alil et Hazis Vardar, des Belges d'origine albanaise déjà propriétaires de nombreux théâtres en Belgique et en France (Toulouse, Montpellier, Avignon mais aussi la Comédie République et de la Grande Comédie à Paris), rachètent la salle avec la participation de Francis et Chantal Lemaire, propriétaires de Radio Contact qui fait partit du Groupe Bertelsmann en Belgique.

 

 

Le nouveau Palace, doté de 970 places, est inauguré le 5 novembre 2008 avec le nouveau spectacle de Valérie Lemercier.

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