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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 12:35

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 23:40

Minatec-logo.gif

 

 

Minatec est un complexe scientifique européen situé sur le polygone scientifique de Grenoble.

Créé par le groupe Grenoble INP (Institut polytechnique de Grenoble) et le CEA-Leti en 2002, il est officiellement inauguré le 2 juin 2006.

Il est actuellement le premier centre européen consacré aux nanotechnologies, et le troisième au niveau mondial. Ses domaines de recherche sont les MIcro- et NAno-TEChnologies.

L'un des objectifs est donc de repousser les limites de la micro-électronique.

 

Il est destiné à intégrer de nombreux laboratoires, une partie du Commissariat à l'énergie atomique, une école d'ingénieurs et une école doctorale de l'Institut polytechnique de Grenoble : Grenoble INP - Phelma et l'EEATS (École doctorale d'électronique, électrotechnique, automatique et traitement du signal). A noter : Grenoble INP - Phelma est née de la fusion, en 2008, de l'ENSPG (École nationale supérieure de physique de Grenoble), l'ENSERG (École nationale supérieure d'électronique et de radioélectricité de Grenoble) et l'ENSEEG (École nationale supérieure d'Electrochimie et l'Electrométallurgie de Grenoble) qui sont maintenant fusionnées sous le nom de Phelma, le Département télécommunications (ENSERG/ENSIMAG) .

 

Ce complexe réunit au total plus de 4 000 personnes (2400 chercheurs, 1200 étudiants et 600 industriels).

Minatec comprend dans ses bâtiments l'école d'ingénieur Phelma, une salle blanche classe 1000/100, des laboratoires de fabrication et analyse. Minatec comprend différentes plateformes dédiées à différentes technologies: NEMS, MEMS, nanocarectérisation, Chimie, circuit intégrés, biotechnologie, etc. Minatec est le berceau d'un certain nombre de startup ou spinoff des laboratoires de Grenoble INP, CEA-LETI, ainsi que des groupes internationaux qui viennent à Grenoble profiter du savoir-faire

 

Minatec représente un investissement de 150 millions d'euros entre 2002 et 2005 principalement pris en charge par les collectivités territoriales et le CEA. Il s'agit selon Jean-Philippe Leresche de l'utilisation exemplaire d'un partenariat public-privé qui concentre des « capacités inégalées de R-D ».

 

Minatec a des partenariats avec l'armée. Etant donné que leur travaux sont classés "Secret défense", il est difficile de savoir en quoi ils consistent réellement. Le budget de Minactec qui provient de l'armée ne dépasse cependant pas les 2-3% du budget total de l'organisation.

 

Minatec est un laboratoire à caractère privé qui dépose des brevets. La sécurisation de son entrée relativement haute pour un laboratoire a déjà été expliquée par le fait que des savoirs sont "protégés".

 

Le projet Minatec a fait dès l'origine l'objet d'une opposition locale et nationale conduite par un ensemble de collectifs, dont le grenoblois Pièces et Main d'Œuvre, qui dénoncent le danger que font peser à leurs yeux les nanotechnologies sur l'environnement et les libertés individuelles. Cette opposition a donné lieu, la veille de l'inauguration de Minatec à Grenoble le 2 juin 2006, à une manifestation réunissant entre 800 et 1 000 personnes réprimée par les forces de l'ordre. D'autres manifestations ont eu lieu et le site a été protégé à chaque fois par un important dispositif de sécurité.

 

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 08:47

 

 

Le Coca-Cola est une marque commerciale déposée en 1887 d'un soda (boisson gazeuse sucrée), née aux États-Unis.

 

Le Coca-Cola est un des symboles forts des États-Unis dans le monde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale

durant laquelle, le Troisième Reich était le second marché de la compagnie Coca-Cola après les États-unis, avec une production de plus de cent millions de bouteilles. En effet, Coca-Cola partageait certaines valeurs du national-socialisme, non pas l'idéologie raciste et l'antisémitisme, mais d'autres aspects de la révolution hitlérienne ne le gênaient guère.

 

En 1928, Robert Woodruff, alors président de la compagnie, participa à deux soirées privées organisées par Göring et Goebbels. Son séjour dépassa donc le cadre de la banale visite de courtoisie aux dignitaires d'un pays au marché important.


Max Keit
, responsable de la compagnie en Allemagne entre autres, et proche du pouvoir politique, plaçait des publicités pour son soda, dès qu'un magazine mettait le Führer en couverture, mais aussi dans les pages de Die Wehrmacht, le périodique de l'armée allemande, ou encore à la radio où le jingle Coca-Cola était souvent le premier spot publicitaire suivant le Reichsrundfunk, le journal d'information du IIIe Reich.

Malgré les démentis, de nombreuses personnes critiquent l'entreprise Coca-Cola d'être responsable d'un certain nombre d'incidents sociaux.

Par exemple, Coca-Cola est accusé par des syndicalistes colombiens de faire assassiner les syndicalistes par des milices para-militaires d'extrême-droite. On cite le cas de la ville de Barrancabermeja qui aurait été le théâtre de séquestrations et d'assassinats.

 

Ces accusations ont donné lieu à un boycott de la marque début 2006. Suite à ces accusations, plusieurs établissements scolaires des États-Unis, d'Europe et du Canada n'ont pas renouvelé leur contrat avec cette société et les fonds de pension des employés de la ville de New York, qui possèdent des actions de cette société, ont demandé que Coca-Cola finance une enquête indépendante composée de représentants américains et colombiens des droits de l'homme.

L'entreprise a été également fortement contestée en Inde, notamment au Kerala, où elle avait été accusée d'assécher des nappes phréatiques pour fabriquer son soda, au détriment des paysans locaux.

 

Une des forces de la marque est de s'être imposée comme une marque internationale. Dans quasiment chaque pays où il s'implante, Coca-Cola installe des usines et embauche la main-d'œuvre locale. Cette méthode lui a permis de s'implanter même dans des endroits où l'image des États-Unis n'est pas au beau fixe.

 

On peut regretter cependant que ceci se caractérise aussi par le fait que la marque n'a pas toujours été très regardante sur le niveau de la démocratie où le respect des droits de l'homme dans les États où elle s'implante.

 

Sous le Troisième Reich, alors que le blocus empêchait l'acheminement des ingrédients du Coca, que la marque inventa le Fanta afin de pouvoir maintenir une bonne relation commerciale avec le régime Nazi. Cette nouvelle boisson était donc à l'origine un « Coca-Cola » sans la formule secrète. Du Fanta en Allemagne, du Coca-Cola en France et en Grande-Bretagne, la firme jouant sur les deux tableaux a mis de côté son intégrité afin de ne pas souffrir de la défaite d'un des deux camps.

 

Plus tard, de nombreuses rumeurs associent Coca-Cola et des régimes dictatoriaux en Amérique du Sud.

La manne financière est trop importante, et la marque s'implante sur tous les continents devenant une des marques les plus connues au monde.

 

Aujourd'hui, 307 millions de litres de Coca-Cola sont bus chaque jour dans le monde.

 



 



 



 



 



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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 15:49

a faire

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 14:43

 

 

 

logounilever.jpg

 

Unilever est une multinationale néerlando-britannique. Société présente dans une centaine de pays en 2009, c'est le troisième groupe par les ventes en produits de consommation courante.

150 millions de personnes utiliseraient chaque jour des produits Unilever. Parmi les principales marques, la moutarde Amora, le thé Lipton, les glaces Magnum ou Ben & Jerry's, la lessive Skip ou le dentifrice Signal, les shampooings Dove, la lessive Omo, les soupes Knorr, les déodorants Axe…

 

Le groupe a été fondé en 1930 par la fusion de la compagnie néerlandaise de margarine, Margarine Unie et du fabricant anglais de savon Lever Brothers (dont William Lever) formant l'une des premières multinationales de produits de grande consommation. La fusion fut entreprise pour bénéficier de l'usage partagé de l'huile de palme nécessaire pour la margarine comme pour le savon. Le nom actuel provient ainsi de la contraction du nom de ces deux entités: Margarine Unie + Lever Brothers.

 

 

À part dans les pays où le phosphate a été totalement interdit dans les lessives comme en France depuis le 1er juillet 2007, Unilever continue à l'utiliser dans ses produits OMO et Skip en Amérique Latine malgré les dommages qu'entraine le phosphate aux eaux des lacs et rivières

 

Unilever utilise les animaux pour tester une partie de ses produits et de ses principes actifs. Il se déclare cependant en faveur de l'élimination de ces tests tout en continuant à les mettre en pratique.

Début 2011, le groupe a décidé d'arrêter les tests pour la marque de thé Lipton sous la pression et l'indignation des associations et a capitulé. Ces tests ont notamment été dénoncés comme n'ayant aucune valeur légale.

Les tests pratiqués, ici, étaient destinés à fournir des arguments de marketing faisant référence à la notion d'alicament pour les thés Lipton.

Ainsi, on a tenté d'observer si une consommation de thé pouvait :

• atténuer une diarrhée dues à une forte présence de bactéries E.coli chez les porcins.
• diminuer le cholestérol pour des lapins ayant subi un régime riche en matières grasses, en lipides.
• réduire l'inflammation de la paroi intestinale pour des souris ayant ingéré des feuilles de thé.
• réduire les pathologies sur des rats subissant un régime riche en sucres.

Il est à noter cependant qu'aucun mammifère ne peut être scientifiquement pris pour le modèle biologique de l'homme.

Aucune autre décision d'arrêter les tests n'a été évoquée concernant un quelconque autre produit du groupe. Ces tests, selon l'industriel, étant, à sa demande, pratiqués par des tiers.

 

Quelques marques et produits du groupe :

 

alsa

amora

axe

ben&jerrys

cajoline

cartedor

cif

domestos

dove

fruitdor

knorr

lipton

magnum

maille

maizena

miko

omo

persil

plantafin

rexona

sanex

signal

skip

sun

sunsilk

timotei

vaseline

végétaline

williams

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 22:50

seagrams_company_logo.jpg

 

 

Seagram était une entreprise canadienne des médias et de vins et spiritueux aujourd'hui disparue. Son siège était à Montréal au Québec et elle fut la plus grande entreprise de distillation au monde.

Histoire

En 1857, une distillerie est fondée à Waterloo en Ontario, Canada. Joseph E. Seagram en devient associé en 1869 et l'unique propriétaire en 1883. La compagnie prend alors le nom de Joseph E. Seagram & Sons.

Plusieurs dizaines d'années plus tard, Samuel Bronfman fonde la Distillers Corporation Limited à Montréal. Celle-ci connaît une croissance substantielle dans les années 1920, en partie grâce à la Prohibition aux États-Unis.

Quelques années après la mort de Joseph E. Seagram en 1928 la Distillers Corporation acquiert Joseph E. Seagram & Sons et conserve le nom Seagram. La compagnie est bien préparée pour la fin de la prohibition, qui arrive en 1933, avec des stocks de whisky âgé prêts à être vendus sur le marché américain. Elle prospère en conséquence.

En dépit de son histoire plutôt centrée sur Waterloo, le nom de Seagram est généralement associé à la famille Bronfman. Il est cependant incorrect de dire que Samuel Bronfman a fondé Seagram, puisque le nom de Seagram lui-même était antérieur à la codmpagnie qu'il a fondé.

Après la mort de Samuel Bronfman en 1971, Edgar M. Bronfman préside la compagnie jusqu'en juin 1994, époque à laquelle son fils, Edgar Bronfman Jr., est nommé président.

En 1981, disposant de liquidité et voulant se diversifier, Seagram Company Ltd. essaye de prendre le contrôle de Conoco Inc., un producteur américain de pétrole et de gaz important. Bien que Seagram ait acquis 32,2 % de Conoco, une lutte s'engage entre DuPont et Seagram. En fin de compte, Seagram perd cette bataille, mais conserve en échange une participation de 24,3 % dans DuPont. Jusqu'en 1995 Seagram sera le plus grand actionnaire simple de DuPont avec quatre sièges au conseil d'administration.

En 1987, Seagram prend le contrôle du fabricant français de cognac Martell, pour 1,2 milliard de dollars.

Le 6 avril 1995, après avoir été approché par Edgar Bronfman Jr., DuPont annonce le rachat des parts appartenant à Seagram pour 9 milliards de dollars. Seagram est fortement critiqué pour cette vente car sa part de 24,3 % dans DuPont apportait 70 % de ses revenus.

La raison principale de ce désinvestissement est que Edgar Bronfman Jr., petit fils de Samuel Bronfman, veut investir dans le divertissement. Bronfman Jr. utilise ces liquidités pour prendre le contrôle ou acquérir des participations dans Universal Studios, MCA, PolyGram, et Deutsche Grammophon. Seagram prend également les commandes d'un certain nombre de parcs à thème Universal.

En 2000, la division divertissement de Seagram est acquise par le groupe Vivendi, et la division boissons par Pernod Ricard. Avant la vente par Vivendi de la division boissons, Seagram couvrait environ deux cents cinquante marques de boissons et marques dérivées.

En 2001, The Coca-Cola Company acquiert la gamme des « mélanges » Seagram (bière anglaise au gingembre, eau tonique, soda club et eau de seltz) de Pernod Ricard et Diageo.

Marques propriétés de Seagram

Les marques les plus connues que Seagram possédait étaient Chivas Regal, Crown Royal, Armagnac JANNEAU, VO whiskeys, le rhum Captain Morgan et les jus de fruits Tropicana, aujourd'hui propriété de PepsiCo. Le nom de Seagram vit encore dans les produits Pernod tel que Seagram's Gin et Seagram's Coolers, dans les produits Diageo avec le Seagram's Seven Crown et chez Coca-Cola Company dans les Seagram's mixers line.



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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 10:59

Butler Capital Partners est une société d'investissements française faisant partie des leaders indépendants en France du capital-investissement.

 

butler.gif

 

Ce groupe a réalisé sur les dernières années près d’une quinzaine d’opérations totalisant plus de 4 milliards d'euros de chiffre d’affaires.

 

Son président-fondateur est Walter Butler.

 

Un exemple d'opération de Butler Capital Partners est l’acquisition auprès du groupe Pernod Ricard du groupe international ATYS (ex-Sias MPA), leader mondial des préparations aux fruits pour les yaourts, en mai 2002.

 

Ce fonds n'a pas de secteur de prédilection. En douze ans, la société a investi dans France Champignons, César (déguisements), le transporteur routier Giraud, le groupe Flo ou la SSII Osiatis (Thomainfor, une ex-filiale de Thomson). Son fonds, créé en 1990, est enfin moins agressif que la concurrence, puisqu'il reste sept ans en moyenne au capital d'une entreprise avant de la revendre, contre trois à cinq ans pour le reste de la profession.

En 2005-2006, il est le repreneur retenu, conjointement avec Veolia Transport, par l'État pour la privatisation de la SNCM. Une polémique éclata à propos des liens entre Walter Butler et le premier ministre Dominique de Villepin et le bas prix offert aux repreneurs (28 millions d'euros) compte tenu de l'estimation des actifs de la société (280 millions d'euros).

En juin 2006, Butler Capital Partners participe au rachat du Paris Saint-Germain Football Club à Canal+. Le 11 janvier 2008, il décide de vendre environ 28 des 33,3% qu'il possède à l'un des autres actionnaires du club, Colony Capital, sans se désengager de l'administration du club.  

En décembre 2007, Butler Capital Partners boucle le rachat des magasins culturels Virgin Megastore et Furet du Nord, autrefois propriétés du groupe Lagardère.

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 00:21


a faire
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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 00:15

Aventis était un groupe pharmaceutique européen.

Né en 1999 de la fusion de l'allemand Hoechst, des français Rhône-Poulenc et Roussel-Uclaf, des américains Rorer et Marion et du britannique Fisons.

Aventis était basé à Strasbourg et était coté à la bourse de Paris entrant dans la composition de l'indice CAC 40.

 

 

En janvier 2004, Sanofi-Synthélabo (groupe pharmaceutique français, né en 1999 de la fusion de Sanofi, filiale du groupe pétrolier Elf et de Synthélabo, filiale du groupe, L'Oréal) a lancé une offre publique d'achat (OPA) hostile sur Aventis.


 

Les dirigeants d'Aventis se sont d'abord déclarés réfractaires à l'offre de Sanofi-Synthélabo et le groupe suisse Novartis a fait croire qu'il allait lancer une proposition de rachat.

Le 25 avril 2004, le conseil de surveillance d'Aventis a finalement annoncé qu'il acceptait l'offre améliorée de Sanofi-Synthélabo.

 

 

Le groupe est donc devenu Sanofi Aventis le 20 août 2004.

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 00:01

Allianz SE est le second assureur européen en 2006, et le sixième en France grâce à sa filiale AGF. Le groupe est diversifié de façon équilibré entre l'assurance-dommage et l'assurance-vie et dispose de solides positions en Allemagne, en France et en Italie.

Le groupe utilise son réseau d'agents d'assurance pour vendre également des produits bancaires.

 

Allianz est propriétaire d'AGF (Allianz détient 100% des actions AGF depuis février 2007) et ancien propriétaire de la Dresdner Bank en Allemagne (cédée à Commerzbank en septembre 2008 pour 9.8 MM €).

 

Actionnaires: Flottant 82.9%, Munich Re 12.5%, HVB Group 4.6%.

 

Création d'Allianz

A l'été 1889, le Directeur de Munich Re (Münchener Rückversicherungs-Gesellschaft), Carl Thieme et le banquier munichois Wilhelm Finck créèrent une compagnie d'assurances, Allianz. Les fondateurs avaient détecté une augmentation des risques liés aux activités de l'ère industrielle. La nouvelle compagnie fut créée à Munich en Allemagne, leur lieu de résidence, mais basée à Berlin, la capitale. Offrant au départ des assurances pour le transport et les accidents, Allianz développa rapidement une offre de couverture incendie.

Paul von der Nahmer, qui devint le deuxième dirigeant en 1904, renforça les activités internationales.

En 1913, 20 % des revenus provenaient de l'étranger, principalement d'assurance de risques financiers par ses bureaux londoniens. Mais la défaite de la Première Guerre mondiale restreignit le développement international d'Allianz.

Dans les années 1920, Kurt Schmitt, Directeur général, (ancien ministre allemand de l'Économie dans le cabinet de Adolf Hitler) initia une série d'acquisitions : Bayerische Versicherungsbank, Stuttgarter Verein, Frankfurter Allgemeine Versicherungs-AG et d'autres rejoignirent Allianz.

En 1932, Allianz ouvrit un centre de test de résistance des matériaux, l'actuel Centre Allianz pour la Technologie, entièrement consacré à la recherche sur les dommages.

 

La prise de contrôle par les Nazis

L'arrivée des national-socialistes du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (ou parti Nazi) au pouvoir en 1933 leur permit de prendre le contrôle de toutes les instances du gouvernement et de la société. A l'instar d'un grand nombre de sociétés, les délégués du personnel furent remplacés par des Nazis et les salariés juifs licenciés.

 

La collusion d'Allianz avec le régime nazi était telle que Kurt Schmitt, alors dirigeant du groupe, fut ministre de l'économie du IIIe Reich de juin 1933 à janvier 1935 et que le Directeur général Eduard Hilgard dirigea l'Association de l'Assurance Privée du Reich, entité qui proposa puis mis en place le refus de paiement de toute prime d'assurance-vie aux Juifs en envoyant les sommes dues aux dirigeants nazis, et ce d'une manière très organisée.

 

L'annexion de la Pologne par l'Allemagne nazie en 1939 conduit à une intensification des besoins d'assurances des risques liés à la guerre. Les lignes les plus profitables pour les assureurs étaient alors la Marine, la Construction, les assurances-vie et incendies industriels. Mais les ravages de la guerre furent tels qu'il devint très difficile pour Allianz de continuer ses opérations qui vit son patrimoine immobilier détruit. A la fin de la guerre, la majorité des avoirs d'Allianz étaient également anéantis.

 

La Libération et les compensations

Après le 8 mai 1945, une série de lois votées par les Alliés obligèrent l'Allemagne à compenser les confiscations et spoliations des victimes du régime nazi. Allianz, membre de la International Commission on Holocaust Era Insurance Claims (ou Commission Internationale sur les Demandes d'Indemnisations de l'Epoque de l'Holocauste), déclara avoir payé rapidement les demandes justifiées, ce qui fut contesté par la suite.

En 1997, Henning Schulte-Noelle, alors CEO, prit finalement la décision d'ouvrir librement les archives en demandant à Gerald D. Feldman, historien de l'Université de Berkeley (Californie, USA) de mener un vaste projet sur les activités d'Allianz durant la Seconde Guerre mondiale. Ces recherches conduisirent non seulement à plusieurs nouvelles réclamations de victimes du nazisme et de leurs descendants mais permirent de confirmer plusieurs faits notables comme :

  • la conclusion que le groupe assura les installations et les personnels des camps d'Auschwitz et de Dachau en toute connaissance de la nature et de la destination de ces camps.
  • la mise en évidence de la prise en charge des risques liés à la production du gaz cyanhydrique Zyklon B (utilisé dans les chambres à gaz) par les usines d'IG Farben (Bayer).

 

La reconstruction

Les activités reprirent lentement après la guerre et ce n'est qu'à la fin des années 1950 qu'un bureau parisien fut ouvert et, dans les années 1960, un bureau de Direction en Italie.

Pendant les années 1970, Allianz ouvrit des bureaux au Royaume-Uni, au Pays-Bas, en Espagne, au Brésil et aux États-Unis.

Avec la prise de contrôle de Cornhill Insurance PLC, Londres, et une prise de participation dans la Riunione Adriatica di Sicurt' (RAS), Milan, Allianz renforça sa présence en Europe du Sud et de l'Ouest dans les années 1980.

 

L'expansion internationale

 

Les années 1990 et 2000 furent dominées par les activités internationales. La Hongrie fut le premier des 8 pays d'une expansion en Europe de l'Est.

Allianz fit ensuite l'acquisition de l'américain Fireman's Fund Insurance Company puis de la française AGF (Assurances Générales de France). La fin des années 1990 fut aussi le début de rapprochements et d'acquisitions en Chine et en Corée du Sud.

 

 

Allianz fut introduite le 3 novembre 2000 au NYSE (New-York Stock Exchange).

En 2001, Allianz acquit Dresdner Bank pour la revendre à Commerzbank (avec une prise de participation dans l'acquéreur) sept ans plus tard avec une forte dépréciation. C'est en 2003 que l'actuel CEO, Michael Diekmann, succéda à Henning Schulte-Noelle qui reste Président du Conseil d'Administration du groupe.

 

2005 fut l'année de l'inauguration du Allianz Arena, le nouveau stade de football de Munich. C'est en 2006 que le groupe devint la première entreprise à adopter le statut de Societas Europaea.

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